Jeudi 4 septembre 2008

Ses proches soutiennent, à mots couverts, la thèse du crime politique en raison de l'adversité de l'establishment, de la haine de KKK et du blackout du FBI.

Paranoïa ou guérison par miracle?

Le 8 décembre 1980, John Lennon est assassiné par Mark David Chapman qui est, selon la version officielle, un paranoïaque jaloux de la gloire et de la notoriété de son idole qu'il accuse de trahison et d'hypocrisie, étant donné son standing de vie superlatif par rapport aux jeunes protestataires des sixties.

Bien que reconnu malade psychotique et délirant par l'expertise et la contre-expertise, le prévenu versatile est condamné à réclusion criminelle à perpétuité. En prison, le meurtrier exercera beaucoup d'activités et ne représentera aucun danger pour ses co-détenus. En 1987, il s'adressera même au tabloïd People. Il semblera retrouver la raison et la conscience comme par enchantement, allant jusqu'à introduire de fréquentes demandes en vue d'une mise en liberté conditionnelle.

Il y des gens, de plus en plus nombreux, qui pensent que ce fameux Mark David Chapman est un homme sain d'esprit depuis toujours, qui a feint la paranoïa en vue de l'acquittement mais jugeant avoir plus de sécurité en prison qu'en liberté, il prit l'option de plaider coupable, comptant avec le temps pour obtenir sa libération, une fois les tensions baissées et les plaies cicatrisées. Pour les autres, il est mentalement instable et facilement influençable. Dans un cas de figure ou dans l'autre, est-il la seule main dans ce meurtre ou la seule tête à avoir fait ce calcul de sursis?

 

Ennemi d'Etat

Selon Tom Hayden, un des anciens chefs du mouvement étudiant, civique et écologique, aujourd'hui sénateur de Californie, John Lennon, considéré comme le leader idéologique de la contre-culture, donc l'ennemi d'Etat, est, dans les années 70, la cible d'une guerre secrète, clandestine et conjointe de M15 et du FBI dirigé alors par J. Edgar Hoover. Il est fiché comme celui qui cherche à mener une action contre la campagne électorale de Richard Nixon. "John Lennon et Yoko Ono étaient au premier rang de ceux qui espéraient détrôner Nixon cette année-là. Une source confidentielle ayant déjà fourni des informations fiables avertit le FBI que Lennon avait octroyé 75.000 dollars pour financer un plan destiné à désorganiser la Convention républicaine de San Diego", écrit Tom Hayden.

Ceci ne relève – selon lui – que de la paranoïa de Richard Nixon et du FBI, car – ajoute-t-il par ailleurs - "Les Lennon absorbés par les tracasseries administratives de leur menace d'expulsion, ne s'imaginaient pas devenir le fer de lance d'une croisade contre Richard Nixon. Ils étaient prêts à s'exprimer, ce qu'ils firent, et à se laisser photographier coiffés de chapeaux chinois en signe de solidarité avec les prisonniers politiques sud-vietnamiens. John et Lennon soutinrent une manifestation qui aboutit à l'annulation de la Journée des Forces armées à New-York. Mais sur le conseil de leur avocat, ils abandonnèrent leurs projets de concerts dès la fin de 1971".

Après l'élection de Richard Nixon, John Lennon est toujours une épine dans le pied de l'establishment américain militariste et peu respectueux des droits nationaux et internationaux. En Angleterre, son propre pays, le chanteur anti-conformiste est persona non grata "pour avoir condamné les tirs de l'armée anglaise sur 14 civils irlandais durant le Bloody Sunday de janvier 1972. Des rapports révèlent que Lennon avait proposé de jouer pour la cause irlandaise", écrit encore Tom Hayden.

Documents censurés interdits d'accès

John Wiener, historien et journaliste d'investigation, veut savoir la vérité et s'emploie à consulter les archives et voici ce qu'il écrit: "Peu après le meurtre de John Lennon, en 1981, j'ai rempli, dans le cadre de la loi pour la liberté de l'information, une demande afin de consulter tous les dossiers que le FBI lui avait consacrés. Je ne savais d'ailleurs pas s'ils existaient. Cependant, le FBI me répondit en mai, me donnant accès à certains documents, à l'exclusion de 199 – sur un total de 281 qu'il prétendait avoir examinés. Cela signifie que plus de 70% des textes restaient censurés, au prétexte que leur publication présentait un danger pour la sécurité nationale".

Le poursuivant en justice par deux fois, le FBI refuse de permettre l'accès total aux pièces censurées, malgré la décision de justice réitérée, estimant que la surveillance de John Lennon n'avait rien d'un abus de pouvoir.

Par ailleurs, il est fait mention de la haine mortelle du KKK contre John Lennon depuis sa déclaration que "les Beatles sont plus populaires que Jésus"...


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Par josephanganda - Communauté : Musiques
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Mercredi 20 août 2008

Superstar devant l’Eternel, Sœur Sourire est entrée dans la légende de la musique de sixties. Sa chanson " Dominique-nique-nique " sortie en 1963 est encore chantée de nos jours aux extrémités de la terre. Le film offre la possibilité de figuration.

Vocation religieuse par essai, vocation de star par hasard

Liège, ma ville, a connu le 18 août dernier une journée pas comme les autres. Son Palais de Justice en plein centre-ville a servi de décor au tournage du film consacré à Sœur Sourire, religieuse et chanteuse belge de sixties. C’est en 1959 que Sœur Sourire, de son vrai nom Jeanine Deckers, entre au couvent des dominicains de Fichermont à Waterloo dans le Brabant wallon et devient Sœur Luc-Gabriel. Son talent une fois découvert, elle se lance dans la musique et devient une superstar. Mais la vie religieuse n’est pas sa voie, elle quitte les ordres en 1966 pour une vie de couple. Ne pouvant plus supporter les difficultés de la vie et en désespoir de trouver une aide face aux fiscs, elle sombre dans l’alcoolisme et la dépression avant de se donner la mort avec sa compagne Annie Pécher, son amie d’enfance, en 1985.

Cécile De France interprète le personnage. Si vous le désirez, vous pouvez décrocher un rôle de figurant. Vous trouverez toutes les conditions requises à cet effet au site que voici :

http:/www.passerelle.be/actualites.php

Retour à charge

Sœur Sourire a déjà fait l’objet d’un film par le passé, mais Debbie Reylnolds, interprète du personnage dans le film américain " The Singing Num " n’avait aucune ressemblance physique avec la sœur Sourire qui vivait dans l’anonymat.

Aujourd’hui, le réalisateur flamand Stijn Coninx lui consacre un film non biographique, mais une histoire romancée, dit-il. Mais le retour de la superstar sur scène pourra servir de prétexte à un éventuel débat houleux sur la vocation à la vie religieuse, le Concile Vatican II, l’homosexualité, le droit d’auteur, l’indifférence et l’hypocrisie publiques, etc.

Regain d’intérêt sur la vie et la personnalité de Sœur Sourire pas innocent !

 

Joseph Anganda, animateur radio

Par josephanganda - Communauté : Musiques
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Dimanche 17 août 2008

Dans son autobiographie, le gentil punk raconte son épopée avec sa chanson " ça plane pour moi ", succès planétaire des années 70 et de toujours, son plastimania de A à Z, ses revers et enfin ses raisons d’espoir.

Chance d’être accepté

Comme Ulysse, Plastic Bertrand a fait un bon voyage artistique. Parti de rien pour la gloire, excepté sa passion pour la musique, sa beauté plastique, son auto-dérison, sa voix énergique, il aura enfin un nom et une présence. Il a la chance d’avoir des parents aimables et généralement tolérants face à cette oiseau de nuit, d’avoir des amis attachants, unis, tous bons vivants avec lesquels il partage les aventures d’adolescence, les guindailles, les histoires de premiers baisers…, d’avoir Evelyne, une épouse pleine de compréhension et de maturité, confiante et indéfectiblement amoureuse qui l’accepte tel qu’il est et qui ne l’entrave pas dans sa quête d’épanouissement artistique.

Luxe, sexe et drogue

Devenir une star, c’est le rêve de Plastic Bertrand, rêve qui plonge ses racines dans l’histoire familiale. Contrairement à sa mère, Motia, une femme très réservée et vivant à l’abri du regard des autres, Plastic Bertrand est l’homme qui n’a pas peur des qu’en dira-t-on et veut briller comme une étoile sur les scènes du monde. Son rêve devient enfin une réalité avec " Ca plane pour moi ", fait une entrée glorieuse dans le monde de la musique et profite de tout ce que le showbiz offre de jouissif à une star internationale qui vend bien : séjour dans les palaces, voyage dans des classe d’affaires, fringues, limousines, repas exquis à des tables étoilées, bref du luxe, du sexe et de la drogue. " Je ne réduis pas drastiquement ma consommation de poudre. Pendant plusieurs années, pourtant, la drogue me sembla tout à fait normale. Tout le monde en prend !. Ca fait parti du business, toutes les rock-stars de mon panthéon personnel en ont toujours usé et abusé ! … ", Écrit-il. Il doit son salut au spectre d’une rupture irréversible qui lui lance Evelyne qui connaît bien son mec et qui tape juste pour l’en sortir.

Les revers de la médaille

Sur son chemin de gloire se parsèment tant d’écueils. Patrick Bertrand n’y a pas que des hommes providentiels. " Le succès colossal de ‘Ca plane pour moi’ aura pour étonnante mais logique conséquence la détérioration sensible de mes relations avec Deprijck, rapports qui, comme on l’a noté, n’ont jamais brillé de cordialité. Certes, il est le compositeur et producteur artistique du disque, certes, il gagne mille fois plus d’argent que moi avec ce hit…..mais celui qu’on s’arrache d’une émission de télévision à l’autre, en France et désormais aux quatre coins du monde, c’es moi ". Patrick Bertrand est entouré par les proches qui veulent faire la fortune sur son dos à la faveur de sa naïveté et de son inexpérience. Lou Deprijck l’entraîne dans deux procès pour lui arracher le titre d’interprète de la chanson ‘Ca plane pour moi’, il en sort débouté et condamné à verser des dommages et intérêts pour " procédure vexatoire et téméraire ". A Roland Kluger, patron de la maison de disques, il est lié par un contrat de type léonin.

Au sortir de ces liens infernaux, les autres renards l’attendent au détour du chemin qui avec des projets qui n’aboutissent pas et qui avec des contrats où il ne trouve pas ses comptes.

 

Ailleurs, le fisc lui réclame des sommes astronomiques à titre d’impôt sur les revenus avec des sommations, mettant une légion de huissiers à contribution. S’il sort victorieux de la bataille judiciaire, le dû récupéré est versé à l’avocat à titre d’honoraire.

Aujourd’hui, il ne plane plus et il ne baisse pas ses bras. Il a quelques fers au feu, notamment avec la création de son propre label.

Etoile toujours incandescente

 

A la fin de son autobiographie, il dit ses raisons d’espérer pendant sa traversée du désert : " …j’ai toujours trouvé de l’énergie de répartir au front, même quand je touchais le fond de dépression. Non plus à la recherche du tube perdu(je veux m’estimer comblé en la matière) mais dans la oourse aux projets excitants, aux aventures divertissantes et aux surprises en tous genres qui, j’en suis certain, m’attendent au tournant ! Quant à moi, je guette sans cesse l’énergie après découragement, le succès après échec, l’amour après indifférence. Et je compte en prendre encore pour trente ans. Au bas mot ! "


Joseph Anganda, animateur radio

 

 

Par josephanganda - Communauté : Musiques
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